Méthodes de récupération pour les haltérophiles (Partie 2)

Par Greg Everett

Il existe un certain nombre de méthodes de récupération active qui doivent être utilisées par les haltérophiles pour maximiser leur capacité de restauration musculaire et d’entraînement. L’accessibilité à ces méthodes variera selon les haltérophiles, mais des efforts devront être faits financièrement pour s’organiser et en profiter. Les haltérophiles devraient alterner idéalement ces méthodes pour éviter tout accommodement potentiel et, par conséquent, une réduction de leur efficacité.

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1)   Stretching

Les étirements et les exercices avec un rouleau en mousse, même pour les athlètes déjà assez souples, aideront à garder les muscles relâchés et à réduire les douleurs articulaires. Le stretching peut également réduire la raideur qui s’accumule entre les séances d’entraînement, facilitant l’échauffement et l’entraînement. L’étirement passif peut également être utile pour le rétablissement et la préparation aux futurs workouts en prévenant ou en réduisant les douleurs (Zatsiorsky, 1995).

Mis à part les avantages mécaniques offerts par l’étirement et le rouleau en mousse, cette méthode de récupération peut également être combinée à une activité apaisante et relaxante pour les athlètes, telle que la sieste ou la méditation, mais dans une moindre mesure. Un étirement passif lent et doux avant le coucher peut aussi aider l’athlète à améliorer la qualité de son sommeil.

2)   La natation

Pratiquée dans une eau douce, avec légèreté et peu d’intensité, la natation peut être une excellente activité réparatrice grâce à l’effet anti-inflammatoire de l’eau froide, à la décompression de la colonne vertébrale et à la capacité des muscles et des articulations à se déplacer sans subir la lourdeur de la gravité. Cependant, vous devez toujours garder à l’esprit que la natation que vous pratiquerez n’est pas un exercice physique. Elle doit rester une natation douce qui augmente légèrement la fréquence cardiaque, sans pour autant devenir trop intensive ou fatigante.

récupération

3)   La Sieste

Hautement efficace pour la gestion du stress, la sieste, qui peut s’agir d’un sommeil profond ou simplement de rester les yeux fermés dans une pièce sombre et tranquille, est une méthode réparatrice incroyablement bénéfique à la fois physiquement et mentalement. Tous les haltérophiles devraient avoir pour objectif de faire une sieste d’au moins 20 à 30 minutes chaque après-midi. Ceci est encore plus important pour les entraîneurs qui gèrent plusieurs sessions quotidiennes.

4)   La Cryothérapie

La cryothérapie modérée locale peut à la fois améliorer l’entraînement et aider à éviter que des douleurs aiguës ou chroniques mineures ne deviennent des blessures plus graves. La cryothérapie est un sujet controversé même parmi les professionnels de la santé, et les recommandations varient considérablement. Pour profiter de ses bienfaits, il est possible d’appliquer de la glace sur la zone à problème, surtout si celle-ci est un muscle. Cependant, il est préférable de le faire sur les tissus conjonctifs. En général, la cryothérapie statique ne doit jamais dépasser 10 à 15 minutes par heure. Le massage à la glace d’une zone locale ne nécessite que 2 à 5 minutes, et peut être ponctué avec un massage à friction qui durerait une minute.

5)   Autres méthodes

Il y a pas mal de choses intéressantes, et chaque jour, un professionnel propose une nouvelle méthode ou un nouveau protocole. Certains s’avèrent être géniaux, beaucoup s’avèrent être stupides ou inutiles. Par exemple, l’utilisation des rouleaux de mousse vibrants et l’utilisation d’une ponceuse électrique pour voiture pour se faire un massage, des tapis d’acupressing, des ventouses auto-administrées et la technique Graston, voire l’aromathérapie, etc. Bien sûr, vous pouvez toujours essayer chacune d’entre elles pour savoir laquelle est la plus efficace pour vous. Mais faites attention à ne pas faire n’importe quoi !

Source : CatalystAthletics.com