Ce que l’on aurait aimé que l’on nous dise avant de commencer le CrossFit ®* !

Lorsque nous avons commencé le CrossFit ®*, c’était encore un sport quasi inconnu. Personne autour de nous n’en avait jamais entendu parler et nous avions aussi du mal à définir ce que nous faisions dans un grand hangar froid démuni de miroirs ou en sous-sol où nous pouvions passer des heures sans voir la lumière du jour.

Aujourd’hui, le CrossFit ®* connaît un franc succès et les nouveaux crossfitteurs/crossfitteuses semblent s’être acclimatés plus rapidement aux règles et à l’utilisation des barres d’haltéro, aux courbatures permanentes et à la vie en communauté. Nous aussi, nous aurions aimé connaître quelques ‘trucs’ avant de prendre notre premier abonnement de CrossFit ®*.

WOD en equipe lors des Reebok CrossFit ®* Games 2015

Nous pensions faire du sport avant le CrossFit ®*

Après notre premier wod, nous nous sommes vite rendu compte que ce que nous faisions à la salle ou en cours de gym collectif, et que l’on pensait être très cardio et intense, était en fait l’échauffement de notre quotidien de crossfitteur/crossfitteuse.

Peu habitué à utiliser notre corps, celui-ci s’est révélé être une machine capable de faire pousser des muscles là où nous nous étions acharnés depuis tant d’années et à des endroits surprenants.

Nous passons plus de temps que prévu à la box

Au début, nous pensions que 3 fois par semaine seraient un bon rythme, si déjà nous pouvions maintenir ce rythme…

Au bout de 3 mois, nous n’avons pas compris ce qu’il s’est passé, nous y sommes 5 fois par semaine minimum, plus les extra, car il faut juger/supporter les copains qui passent les wod de qualif et il faut aussi venir faire de la mobilité et s’entraîner à faire des DU.

Le résultat est impressionnant, car nous planifions nos rdv, dates et verres en terrasse après le travail en fonction de nos rest days (1 rest day = du temps pour caler tout ce qui n’a pas de lien avec le crossfit).

Nous allons avoir un budget « sport »

Et il ne s’agira pas que des vêtements de sport, mais de tout ce qui va avec : la prot, bcaa, créatine, shakers, crème pour les mains abîmées, rouleau de massage, tape, cryo, kiné, poudre d’açaï, macha, spiruline, etc.

Nous allons nous faire 15 copains/copines d’un coup

Si les cours collectifs étaient pour nous antipathiques et peu motivants, les wod vont être une révélation. En CrossFit ®*, tout est basé sur la communauté.

Il est possible de faire le wod seul dans une salle de fitness, mais dans ce cas, il ne s’agit plus de CrossFit ®*. Avoir 15 autres athlètes qui se surpassent, s’entraident et se motivent, cela donne envie de faire partie de leur groupe et de faire de même. Cet échange dépasse les entraînements à la box.

Nous nous sommes retrouvés avec des discussions à n’en plus finir sur messenger même 3 secondes après avoir quitté la box, des invitations à partager des ‘cheat meal’ et toujours la même envie après quelques années de CrossFit ®* de franchir le seuil de la box chaque jour.

Nous allons apprendre une autre langue

EMOM, AMRAP, HSPU, TABATA… le langage CrossFit ®* est codé. Tout le monde parle CrossFit ®* à la box, sur les comptes insta et impossible de comprendre un wod sans connaître tous les termes spécifiques.

Nous avons même du mal à changer de langue pour nous faire comprendre en dehors de la box. Un wod ne peut pas se traduire, nous avons essayé sans succès,

Nous ne partirons plus en vacances loin d’une box

Planifier un week-end ou des vacances est devenu étrange. Nous avons le réflexe depuis peu de vérifier s’il y aura une box aux alentours de notre prochaine destination.

Pour s’entraîner bien sûr, mais aussi parce que nous voulons expérimenter ce sentiment unique au crossfit ; celui d’être accueilli par une autre communauté et d’attaquer le wod comme si nous avions toujours fait partie de leur box.

Nous ne regarderons plus les ‘non-crossfitteurs’ de la même façon

Avoir des muscles est devenu notre norme. Nous les avons en face de nous toute la journée même en dehors de la box : insta, fb et tuto vidéos.

Tout le monde en a, cela nous est nécessaire afin de porter les barres et cela n’a l’air de déranger personne, sauf lorsque nous sommes en présence de nos amis ‘non-crossfitteurs’. Ils nous le rendent bien aussi peut-être. Les filles sont les premières à être critiquées.

Qui est normal là n’est pas la question. Nous voudrions juste partager la satisfaction d’avoir un corps qui fonctionne, d’avoir trouvé une activité qui nous change les idées, qui nous fait rencontrer des personnes extraordinaires et un style de vie qui nous aide à être un peu plus heureux chaque jour.

Amicalement et sportivement,

Tamara Akcay