La relation entre l’entraînement et l’hypoglycémie !

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L’hypoglycémie n’est pas forcément perçue dès le début des symptômes et s’entraîner peut devenir compliqué. Voici le témoignage d’une coach qui vous fera comprendre la relation entre entraînement et hypoglycémie !

Il y a trois ans, j’ai dû effectuer plusieurs dépistages et tests pour rester couvert par l’assurance de mon père. Lorsque le médecin m’a rappelé et m’a dit que j’étais hypoglycémique (ce qui signifie que j’avais un faible taux de sucre dans le sang), j’ai été surprise, mais quand j’y repense, c’était parfaitement logique.

Selon Medical News Today, « l’hypoglycémie survient lorsque la glycémie chute en dessous de 70 milligrammes par décilitre (mg/dl). Une hypoglycémie sévère peut mettre la vie d’une personne en danger si celle-ci ne reçoit pas le traitement adéquat. Les traitements actuels visent à ramener le taux de sucre dans le sang à un niveau sain .» Lorsque j’ai demandé à mon médecin ce que je devais faire face à ce constat, il m’a recommandé de prendre plusieurs petits repas tout au long de la journée et de prendre de petites collations saines toutes les heures afin de maintenir ma glycémie à un niveau normal.

Avant de comprendre ce qu’est l’hypoglycémie, je me souviens de quelques occasions où j’avais eu différents symptômes que j’aurais dû suivre et en informer mon médecin. Le pire exemple était lorsque je donnais un cours de ski et que j’avais tous les effets habituels d’une hypoglycémie : tremblements, étourdissements, incapacité de concentration, difficultés à garder les yeux fixes, confusion, mauvaise humeur et sensation de faim. À ce moment-là, j’ai poussé mon corps à fond, pensant que j’étais juste « affamée », j’ai achevé ma leçon et, heureusement, je n’avais qu’un court trajet à faire en voiture pour rentrer. Je n’étais pas en mesure de manger assez vite et lorsque mon taux de sucre a commencé enfin à remonter, mon corps a passé le reste de la journée à essayer à tout rétablir et j’ai passé le reste de la soirée au lit, trop épuisée pour faire quoi que ce soit d’autre.

Au cours des trois dernières années, j’ai appris que les collations me permettaient de me rassasier périodiquement et assez vite et j’ai désormais presque toujours de la nourriture en plus, emballée, avec moi, au cas où. Je garde même une réserve de bonbons gélifiés dans ma boîte à gants pour les cas d’urgence. Si je commence à me sentir trop faible, je sais que le moyen le plus rapide de retrouver une glycémie saine est de boire du jus de fruits – la pomme, la canneberge et le raisin étant les fruits qui me semblent être les meilleurs. Parmi les autres collations qu’il est bon d’avoir sous la main, on trouve les bananes, les mélanges de fruits secs et les barres énergétiques.

Travailler avec des adhérents hypoglycémiques

Parfois, il m’arrive de me retrouver sans compléments sucrés, ce qui me met dans des situations que je trouve frustrantes et gênantes. En tant que coach personnel, je me dois de rester à un haut niveau et je sais ce que mon corps est capable de faire.

Récemment, je faisais du vélo et j’ai complètement oublié la dernière fois que j’ai mangé. J’ai commencé à trembler, j’étais étourdie et j’avais froid et les mains moites. Au lieu de terminer le parcours, j’ai dû attendre qu’un de mes amis aille chercher la voiture. Mon corps ne me permettait plus de continuer à m’entraîner. Je me blâmais, m’excusais abondamment auprès de mon ami et mon corps était obligé de se rétablir en douceur au cours des jours suivants. Je devais simplement écouter mon corps et manger encore plus souvent que d’habitude pour stabiliser ma glycémie.

Selon le Personal Trainer Development Center, lors de l’entraînement d’un sportif souffrant d’hypoglycémie, des activités même modérées telles que la marche rapide, le jogging léger et le cyclisme sont plus susceptibles de faire baisser la glycémie et de provoquer une hypoglycémie (selon le traitement suivi). De ce fait, le programme d’exercice de chaque personne doit être adapté en fonction de son activité physique habituelle, de ses capacités physiques, de son état de santé, de ses réactions à l’exercice et de ses objectifs. Les coachs doivent respecter leur champ de pratique et ne pas dépasser leurs limites. Abstenez-vous de conseiller vos athlètes sur des sujets pour lesquels vous n’êtes pas qualifié, y compris (sans toutefois s’y limiter) le régime alimentaire, les médicaments et autres complications ou blessures sous-jacentes liées à des problèmes de santé.

En tant que coachs, assurez-vous d’être prêt si votre athlète vit des épisodes d’hypoglycémie : prenez avec vous des collations ou du jus de fruits, apprenez à repérer les symptômes, écoutez votre client et demandez-lui comment il se sent tout au long du workout à effectuer.

Par Brooke Mars – Source : BreakingMuscle.com