Évitez les 3 plus grandes erreurs pour progresser en haltérophilie !

Crédit : stackhealthy.com

Apprendre de ses erreurs est l’un des meilleurs moyens de progresser, et apprendre des erreurs des autres est le meilleur moyen de les éviter ! Pourquoi refaire une mauvaise expérience qui a déjà été faite un million de fois ? Sauf si vous avez vraiment une nouvelle variable à introduire, ne perdez pas votre temps et vos ressources à réinventer la roue. Fiez-vous à ce qui a été établi et expérimentez ce qui ne l’est pas. Utilisez mes bêtises pour développer votre intelligence !

Ne pas être assez agressif en corrigeant les fondamentaux

C’est un problème largement spécifique aux haltérophiles qui s’adressent à moi après une expérience chez d’autres coaches. Ce sont des athlètes à qui on a déjà appris à faire des snatchs, des cleans et jerks, et qui peuvent même avoir un niveau assez avancé. Au fil des ans, j’ai été abasourdi par le manque total de compréhension et de maîtrise des éléments les plus fondamentaux de l’haltérophilie au niveau national et même international.

Je pense que ceci peut décrire en grande partie la structure de l’haltérophilie aux États-Unis (et dans des pays similaires) : nous travaillons souvent avec des athlètes débutants qui se lancent à un âge avancé ce qui nous pousse, par conséquent, à accélérer leur formation pour leur procurer le maximum d’expérience sur une période plus courte que l’idéal. En bref, nous poussons ces haltérophiles à des niveaux plus élevés en dépit de graves lacunes dans leur formation.

Lorsque vous êtes coach et que vous prenez en charge un athlète comme celui-ci, ou lorsque vous êtes cet athlète, il est très facile de faire abstraction des différentes défaillances en mettant en avant le fait que l’athlète arrive tant bien que mal à progresser. Mais ce que j’ai toujours remarqué lorsque j’ai commis l’erreur de ne pas m’attaquer à ces problèmes immédiatement et sans relâche jusqu’à ce qu’ils soient résolus, c’est qu’ils se transforment en un frein permanent au progrès. On a alors encore plus de difficulté à les corriger, car ces lacunes deviennent rapidement des habitudes bien ancrées. Ces problèmes peuvent, par exemple, être le contrôle de la respiration et la stabilisation du tronc, l’équilibre des pieds, les overheads et les postures de base. Il est frustrant et inquiétant de faire un pas en arrière, mais vous devez garder à l’esprit la perspective à long terme. Mieux vaut prendre un peu de recul maintenant que de continuer à régresser indéfiniment.

Une programmation trop compliquée

En parlant de programmation, sachez que les possibilités sont illimitées et de petits changements peuvent avoir des effets significatifs. Lorsque vous effectuez plusieurs changements en même temps, vous perdez en grande partie la possibilité de les évaluer individuellement. Ajoutez à cela l’influence des réseaux sociaux et la multitude d’exercices novateurs qui s’offrent à vous et vous avez la recette parfaite pour perdre complètement le contrôle.

Il existe plusieurs façons de s’entraîner en haltérophilie et qui sont toutes aussi efficaces, du moins chez le bon athlète et au bon moment. Mais il est également très facile de rendre inutilement le processus plus complexe. Souvent, cela revient à imiter les programmes d’haltérophiles plus avancés avec des capacités physiques limités, ou même à essayer d’introduire de nouveaux trucs pour impressionner les autres. Certes, une programmation simple n’est pas très attirante, mais si elle est adaptée, elle sera la plus efficace.

N’hésitez pas à reprendre les workouts basiques. Concentrez-vous sur l’amélioration constante de la force spécifique aux postures et aux mouvements d’haltérophilie, effectuez de façon régulière et assez fréquente les lifts et leurs variantes de compétition et adoptez un programme d’entrainement personnalisé et adapté.

En faire trop

Ceci est étroitement lié au problème précédent, mais il mérite sa propre section. En effet, les haltérophiles et les entraîneurs d’haltérophilie ont tendance à dire que plus on en fait, plus c’est lourd et plus c’est douloureux, mieux c’est. Parfois, un volume extrêmement élevé est une bonne idée… mais ce n’est généralement pas le cas. La clé  est de déterminer exactement le volume approprié pour chaque haltérophile.

Il est toujours préférable de commencer prudemment avec un volume et une intensité moyens et d’augmenter progressivement pour trouver le parfait équilibre. Cela vous donnera une meilleure évaluation de votre efficacité. Si vous commencez avec un poids trop élevé et que vous vous retrouver dans l’obligation de le réduire, vous le ferez tout en étant dans un état de fatigue permanente et accumulée et vous ne pourrez pas avoir une idée précise des effets du volume/l’intensité.

Mettre davantage l’accent sur moins de paramètres produira presque toujours de meilleurs résultats que le fait d’essayer de faire un peu de tout !

Par Greg Everett – Source : CatalystAthletics.com