De l’importance de votre moral à la box

Ne sous-estimez pas l’importance de votre moral lorsque vous passez la porte de votre box. Cela peut avoir un impact majeur sur votre entraînement.

Empiriquement, il n’y a pas de facteur plus important qui détermine l’efficacité de mon entraînement que mon moral. Ce concept a été corroboré récemment par les recherches faites par Brian MacKenzie de CrossFit ®* Endurance. D’après l’expérience de Brian, le moral d’un athlète à l’entraînement est aussi bon voir meilleur que tout autre type d’indicateur pour expliquer sa performance ce jour-là. Est-ce que le moral peut être aussi important que la fréquence cardiaque au repos, les changements au niveau de la composition corporelle et le repos lorsqu’il s’agit de terminer la charge d’entraînement qu’un athlète est capable d’encaisser?

un bon moral pour une meilleure pratique du crossfit

Shane Sweatt, qui a coaché et amené des haltérophiles à plusieurs records mondiaux, a l’habitude de dire: « Le stress mental et physique ne sont pas perçus différemment dans le corps ». Après tout, la production de cortisol, à savoir l’hormone du stress (physiquement et psychologiquement), est simplement des hormones dans le corps. Mesurez-en donc la puissance. Passer les portes de la box avec un niveau de stress élevé relatif au travail ou à une relation n’est pas très différent que de venir s’entraîner alors que l’on n’a pas encore suffisamment récupéré de l’entraînement précédent.

En tant qu’athlète et coach, il est facile de seulement prendre en compte par défaut les douleurs musculaires et la charge d’entraînement. Certaines coaches iront plus loin en prenant en compte comme facteurs la fréquence cardiaque au repos ainsi que les fluctuations au niveau de la composition corporelle. Il est très rare qu’un facteur apparemment tangentiel  comme le moral soit pris en considération.

Étant donné que j’observe peu l’humeur d’un athlète lorsque je planifie une journée d’entraînement, je ne pense pas que nous mettons suffisamment l’accent sur cet aspect. Gérer la nutrition, le volume d’entraînement, le sommeil et autres facteurs, tout en surveillant le moral d’un athlète, peut être le nouvel instrument très précis pour jauger l’habilitée d’un athlète à s’entraîner.

Personnellement, je déciderai quand prendre un jour de repos en me basant sur mon moral avant de prendre en compte d’autres indicateurs comme la douleur.  Toutefois, il ne faut pas oublier qu’un entraînement est également générateur de stress et que la meilleure façon de faire en sorte que ça soit du stress positif est de le gérer.

Inspiré et traduit de l’anglais depuis l’article de Logan Gelbrich pour The Box Magazine.

Crédits photos: isaac-payne.com, ironbuttz.com