Pourquoi les CrossFitteuses sont-elles les plus fortes ? (Partie 1)

Par Charles Staley

La révolution de l’haltérophilie féminine

Y a-t-il quelque chose d’autre qui a fait avancer le super-fitness féminin plus que le CrossFit ®* ? C’est une question rhétorique. La réponse est évidemment « non ».

Aujourd’hui, de plus en plus de femmes soulèvent des poids, se musclent et se sentent mieux que jamais en raison de la popularité de la formation CrossFit ®*. Le bodybuilding, et même le « bodybuilding light » visant à avoir un corps parfait sur la plage, en bikini, n’ont pas attiré autant de femmes que le CrossFit ®*. Qu’on aime ou qu’on déteste le CrossFit ®*, ce sont des faits.

Il y a quelques temps, j’ai fait référence au CrossFit ®* comme étant « la Scientologie du fitness », entre autres qualificatifs peu flatteurs, mais plus sérieusement, il est difficile de ne pas remarquer les légions de femmes super-sculptées et extrêmement puissantes qui semblent apparaître partout.

À la fin des années 80, alors que j’étais tout juste en train de commencer ma carrière de coaching, le fait de voir une femme qui pouvait effectuer un clean and jerk de 60 kg était aussi rare que de voir quelqu’un faire des deadlifts à Planet Fitness. Cependant, les femmes qui peuvent effectuer le « king of lifts » avec 90 kg (200 livres), on en trouve treize à la douzaine de nos jours.

En outre, si nous revenons une trentaine d’années en arrière, le seul endroit où vous pouviez voir une femme avec une belle tablette de chocolat bien dessinées était un podium de culturisme. Aujourd’hui, c’est devenu courant, et cela est principalement dû au CrossFit ®*.

Examinons les lacunes du CrossFit

Je peux déjà imaginer ces préjugés qui peuvent naître dans votre esprit. Vous pensez que le CrossFit ®* est dangereux, que tous les CrossFitters prennent des produits dopants, bla bla bla. Mais devinez quoi ? Tout comme les plus grands athlètes, à peu près toutes les méthodes populaires de remise en forme rencontrent ce genre d’obstacles. Mais heureusement, elles finissent par les dépasser en mettant en valeur tous leurs bienfaits. Aucun programme n’est parfait.

Maintenant, examinons les lacunes pouvant apparaitre en CrossFit ®* afin de découvrir pourquoi il produit autant de femmes anormalement fortes, capables de surpasser n’importe quel gars moyen dès l’échauffement.

Après avoir observé le phénomène CrossFit ®* avec intérêt pendant un certain nombre d’années, j’ai isolé quatre raisons principales pour lesquelles vous passeriez, monsieur, pour un petit sportif du dimanche si vous intégriez la section féminine des prochains Regionals de CrossFit ®*.

Remarque: Les CrossFiters hommes ne sont pas non plus des losers, et bon nombre d’entre eux excellent souvent dans les compétitions d’haltérophilie olympique ou de powerlifting. Ne soyez donc pas déstabilisé par l’accent mis sur les femmes, nous avons toutes et tous encore beaucoup à apprendre dans ce domaine.

Raison 1 – La Capacité de travail

Combien d’heures par semaine vous entraînez-vous ? Pour moi, c’est entre 8 et 10 heures. Cela semble beaucoup, mais dans mes conversations avec un certain nombre d’entraîneurs et de compétiteurs de CrossFit ®*, les athlètes de haut niveau s’entraînent 6 à 8 heures par jour, du moins lorsque les CrossFit ®* Games arrivent. Cela signifie qu’ils s’entraînent environ 4-5 fois plus qu’un CrossFitter moyen, et réussissent à bien récupérer.

Comment ? Vous êtes préoccupé par le surentraînement ? Je l’ai totalement compris, mais au fil des années, je me vois de moins en moins préoccupé par ce mal tant craint.

Rappelez-vous que le facteur clé de la croissance musculaire est le volume d’entraînement, ce qui fait directement référence à la charge de travail. Tant que votre intensité est égale ou supérieure à environ 60 % de votre 1RM, plus vous vous entraînerez (du moment que vous pourrez récupérer après cet entrainement), plus vous pourrez profiter de l’adaptation de votre corps.

En fait, je suis aussi surpris par la charge de travail des CrossFitters de haut niveau que vous l’êtes, mais j’associe cela à mon ignorance scientifique. Certains d’entre vous sont sûrement trop jeunes pour le savoir, mais le CIO n’a permis aux femmes de participer au marathon qu’à partir des années 80, parce que l’on a supposé, par ignorance, que « le sexe faible » n’était pas capable de supporter toutes les contraintes imposées par de longues distances.

Aujourd’hui, moins de trois décennies plus tard, le record du monde féminin est inférieur de seulement 15 minutes à celui des hommes.

Au fait, je connais ces entraîneurs qui pensent que si votre séance d’entraînement dépasse les 60 minutes, vos efforts seront annulés par une tempête soudaine d’hormones cataboliques. C’était la «croyance commune » dans les gymnases il y a quelques décennies, malgré le fait que certains culturistes assez connus et reconnus (comme Arnold, par exemple) n’avaient apparemment jamais souffert de cela.

Conclusion : Peut-être que le problème n’est pas le fait que vous vous entraîniez trop, mais que vous ne le faites pas assez.

Raison 2 – Mise en œuvre de la progression

Nous savons tous que la surcharge progressive est importante. D’ailleurs, c’est génial que vous fassiez de votre mieux pour ajouter 2 kg (5 livres) sur votre barre chaque semaine. Mais dans le CrossFit ®*, c’est un peu différent.

Chaque WOD est une compétition de groupe. Les WODs impliquent généralement de battre votre meilleur temps réalisé lors d’une séance d’entraînement spécifique ou d’essayer d’achever un volume de travail supérieur dans un délai donné. Quoi qu’il en soit, les WODs sont probablement beaucoup plus intenses que VOTRE entraînement habituel.

Bien entendu, je ne suis pas en train de vous suggérer de vous épuiser lors de chaque workout, mais de nombreux haltérophiles ont tendance à oublier l’importance de la progression et de l’intensité en cours de route. Bien sûr, nous essayons tous de battre nos PR quand on le peut, mais dans le CrossFit ®*, il y a généralement un sentiment d’urgence accru à ce sujet.

En effet, quand on fait du CrossFit ®*, il ne s’agit pas d’aller à la salle de gym, de « voir comment vous vous sentez ce jour-là » et de vous entraîner selon vos envies. Si vous y êtes, c’est que vous allez vous donner à 100 %. C’est un scénario du genre « tu le fais ou tu meurs ». Bien sûr, il y aura toujours des personnes qui sont un peu contre cela, mais on ne peut nier que le CrossFitter typique travaille dur et tente toujours d’en faire plus.

Conclusion : Peut-être que vous ne travaillez pas aussi dur que vous le pensez.

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Source : T-Nation.com