Les 5 principales différences entre le métabolisme d’une femme et celui d’un homme (Partie 2)

Suite et fin de notre article sur les différences entre le métabolisme féminin et le métabolisme masculin. Cliquez ici pour lire la Partie 1.

3. Le stress affecte le métabolisme des femmes, inhibant la perte de graisse

Le stress affecte la perte de graisse pour tout le monde, mais il est possible que certains types de stress soient plus nocifs pour les femmes que pour les hommes. Le stress conduit à une sécrétion persistante de cortisol dont le principal effet est d’augmenter la glycémie afin que vous ayez assez d’énergie pour faire face à une situation stressante. Lorsque cela devient chronique, le corps transforme l’hormone prégnénolone, qui est un précurseur de l’œstrogène et de la testostérone, en progestérone, qui est ensuite utilisé pour fabriquer du cortisol et de l’aldostérone. Ensemble, ces hormones conduisent à un plus grand stockage des graisses et à une plus grande rétention des liquides. Non seulement vous aurez plus de cortisol, mais vous aurez moins d’œstrogène et de testostérone. Les femmes présentant des niveaux de testostérone inférieurs à la normale auront beaucoup de mal à brûler les graisses. Bien qu’un niveau élevé d’œstrogène ne soit pas bénéfique pour la perte de poids, un niveau d’œstrogène insuffisant inhibe la combustion des graisses pendant l’exercice. Le corps ne fonctionne plus correctement.

Que faire ?

Trouvez des stratégies de gestion du stress qui fonctionnent pour vous, comme la méditation, le yoga, une thérapie psychologique, etc.

Concentrez-vous sur l’optimisation de vos rythmes circadiens. Considérons le fait que le corps fonctionne selon une horloge circadienne de 24 heures. L’horloge de chaque personne est légèrement différente, un trait connu sous le nom de chronotype ou tendance à être une personne du matin ou du soir. Le chronotype reflète l’heure du jour où les fonctions physiques d’un individu (niveau hormonal, température corporelle, facultés cognitives, alimentation et sommeil) sont le plus actives.

Lorsque vous respectez votre chronotype, vous parvenez à équilibrer votre métabolisme. Lorsque vous allez contre cette horloge, les rythmes innés sont perturbés. Cela augmentera le stress et rendra la perte de graisse beaucoup plus difficile.

4. Le jeûne intermittent et la restriction calorique tendent à être préjudiciables pour les femmes mais bénéfiques pour les hommes

Le jeûne intermittent et la restriction calorique sont un exemple flagrant de la façon dont le stress affecte négativement le métabolisme des femmes par rapport aux hommes. Les deux sont métaboliquement bénéfiques pour la plupart des hommes, leur permettant de perdre du gras, de réduire l’inflammation et de diminuer les risques de maladie.

Cependant, la recherche montre que le jeûne est nocif pour la santé reproductive de la femme. De façon anecdotique, de nombreuses femmes ont signalé que le jeûne a provoqué chez elles une augmentation du poids, un déséquilibre du sucre dans le sang, de l’insomnie, un déséquilibre des règles et même une certaine stérilité.

Alors que les hommes ont tendance à perdre du gras grâce au jeûne, une grande partie des femmes en prennent. Le mécanisme derrière cette divergence est probablement lié à la façon dont le corps féminin répond au manque de calories. Les scientifiques croient savoir que la restriction calorique, même la restriction sporadique, provoque un dysfonctionnement hormonal et un excès de sécrétion de cortisol, ce qui provoque un stockage des graisses. C’est une « réponse protectrice », car le corps conserve la graisse pour une survie future lorsque les calories se feront rares.

Que faire ?

Évitez la restriction calorique si vous vous entraînez à haute intensité ou pendant une longue durée. Soyez très prudente avec le jeûne. Cela semble contraire à l’intuition, mais si vous apportez à votre corps suffisamment d’aliments énergétiques contenant suffisamment de lipides, de glucides et de protéines, vos hormones seront en équilibre, le niveau de stress sera plus bas et votre corps sera plus disposé à renoncer à ses stocks de graisses.

5. Les jeunes femmes ont la même capacité à développer des muscles que les hommes

Beaucoup croient que les femmes ne peuvent pas gagner autant de muscle que les hommes parce qu’elles n’ont pas autant de testostérone. Techniquement, ce n’est pas vrai ! Des études récentes montrent que la synthèse des protéines et les prédispositions génétiques qui entraînent des gains musculaires sont presque égales chez les jeunes hommes et les femmes.

Cependant, les femmes partent avec moins de muscle et leur corps a tendance à être plus léger et plus petit que celui des hommes. De ce fait, une augmentation de 10 % de la masse musculaire pour une femme sera moins remarquable que chez un homme.

De plus, l’accroissement très important des taux de testostérone (par exemple, lorsqu’un homme passe par la puberté ou lorsqu’il consomme de la testostérone sous forme de stéroïdes) augmente de façon totalement naturelle la masse musculaire. Cependant, la petite augmentation passagère du niveau de testostérone post-entraînement chez la femme ne produit pas le même effet.

Que faire ?

Si vous êtes une femme qui cherche à prendre du muscle, optez pour un programme basé sur l’hypertrophie périodique qui se compose de séries modérées (8 à 12 répétitions) et une charge modérée (65 à 85 % du 1RM) pour un volume de travail élevé.

Si vous voulez juste perdre du poids, la construction musculaire vous aidera. Une légère augmentation de la masse musculaire accélèrera votre métabolisme de manière significative dans le but de brûler de manière exponentielle plus de calories au repos, ce qui permet une perte de graisse plus significative.

Adoptez un programme d’entraînement qui change toutes les 3 à 6 semaines pour sculpter continuellement votre corps. Assurez-vous de lever des charges assez lourdes parce qu’en réalité, les femmes n’obtiennent pas les résultats escomptés à l’entraînement à cause de l’utilisation de poids trop légers.

Source : TabataTimes.com