Progresser mentalement grâce à une blessure ?

Traverser une période où l’on sait que l’on va devoir laisser la barre d’haltéro de côté, ne pas utiliser le haut de son corps ou éviter de charger aussi lourd que nous en avons l’habitude est frustrant, énervant et peut nous mettre dans un état de déprime passager. C’est un état dont on a honte et que l’on ne sait pas gérer pour la plupart d’entre nous qui avons pris l’habitude de nous entraîner quasiment tous les jours.

Pourtant, devant une blessure nous n’avons pas le choix. Et la façon dont nous réagissons va déterminer notre guérison, notre moral et notre retour à la box lorsque tout ira mieux.

Remettre les pieds sur terre

Une blessure fait partie de la réalité de n’importe quel athlète. La première chose serait d’arrêter de penser le classique : « Mais pourquoi moi ? »

Car il n’y a pas que nous, il y a tous les autres qui serrent les dents et ne se lamentent pas sur leur sort. Nous ne les remarquons pas, car ils ne le postent pas sur Instagram et ne viennent pas à la box s’entraîner sur ce qu’ils peuvent en traînant des pieds.

Remplacer le manque

Mis à part le fait que nous ne verrons pas nos partenaires de wod à la box pendant un certain temps, le problème d’une blessure vient souvent du manque engendré par les d’endorphines et de l’état de bien-être que l’on ressent après un wod.

Par quelle autre activité remplacer notre heure d’entraînement ? Comment se défouler autrement que par un wod ?

Ce sont de vraies questions à se poser, car lorsqu’arrivera le moment où nous wodons habituellement, nous serons seuls face à notre envie de faire du sport. Mettre un plan d’attaque dès que nous sentons que nous ne pourrons plus fréquenter la box est primordial.

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Continuer à venir s’entraîner

Si nous avons la possibilité de tout de même s’entraîner sur le bas ou le haut du corps, venir à la box sera certainement dur mentalement voir décourageant.

Mais c’est à ce moment que nous ferons la différence entre un athlète fort dans sa tête et un autre plus faible. Ne pouvoir faire que le minimum, mais tout de même s’accrocher fait partie de l’entraînement. Cela se ressentira lorsque nous serons en guerre contre nous même en compétition. Celui/celle qui ne lâche rien c’est celui/celle qui reviendra plus fort de sa blessure.

Repenser ses objectifs

Nous avons tous noté des goals en janvier. Nous pensions peut-être pouvoir les atteindre tranquillement durant l’année, les blessures sont là pour nous réveiller et nous faire comprendre certaines choses sur notre façon de faire.

Notre corps s’exprime par les blessures et ne pas l’écouter est une erreur. (Il y a exception pour les athlètes professionnels qui gèrent les blessures à un autre niveau).

C’est le moment de nous arrêter et de repenser à ce que nous pouvons faire afin d’éviter le même genre de blessure lorsque nous reprendrons. Si nous nous sommes blessés, il y a forcément quelque chose que nous avons mal fait. À nous de trouver quoi, de demander au coach comment rectifier le problème et de nous acharner à ne plus recommencer.

Souffrir pour être plus fort

Le crossfit ce n’est pas seulement avoir mal physiquement en plein wod, c’est aussi souffrir mentalement face à une situation que nous ne contrôlons pas, ici la blessure et le temps de repos forcé qui va avec.

Tout le monde ne réagit pas de la même manière. Certains verront dans la blessure une opportunité pour prendre quelques jours de repos et s’initier à d’autres activités.

Pour d’autres, ce sera une véritable torture morale et pour ceux-là, voir en la blessure un test de leur force mentale sera la meilleure façon de tenir bon et de revenir plus fort.

Amicalement et sportivement,

Tamara Akcay