Doser l’intensité d’un workout

Dans l’ensemble, l’erreur la plus courante des CrossFitters, qu’ils soient débutants ou expérimentés, réside dans le fait qu’ils ont une mauvaise gestion de l’intensité de leurs workouts.

Prenons Rich Froning, par exemple. Rich est le maître de la gestion de l’intensité. Non seulement il bouge et se déplace mieux que n’importe qui et présente des capacités physiques et mentales impressionnantes, mais il est également le meilleur athlète pour fixer le niveau d’intensité de ses workouts. D’ailleurs, il est facile de remarquer, lors des CrossFit Games, qu’il ne termine jamais un workout épuisé, car il sait très bien à quelle intensité travailler.

Pensez maintenant à votre propre expérience. Quel était le dernier workout où vous avez terminé plus fort et en forme qu’en commençant ? Avez-vous su garder le contrôle pour ne pas trop vous épuiser ? Je parie que ces occasions sont peu nombreuses. Habituellement, à un moment donné, vous vous perdez dans vos efforts, votre plan de départ disparaît et le reste du workout se fait en mode « Je fais ce que je peux pour m’en sortir ! »

Bien sûr, plus l’athlète est expérimenté, plus il saura mieux gérer ses capacités et allouer ses ressources physiques et mentales. Les athlètes qui connaissent bien leur corps peuvent doser plus précisément l’intensité de leur travail. Néanmoins, même les athlètes de haut niveau ne peuvent pas tout prévoir. Il est en effet difficile de prédire exactement comment vous vous sentirez en exécutant un workout ou dans quel état vous l’achèverez.

Mais stratégiquement parlant, planifier son tempo et faire de son mieux pour le suivre lors de l’entraînement et en compétition donne des résultats positifs pour la plupart des CrossFitters sur la plupart des workouts. Par exemple, si vous avez couru une certaine distance, à un certain rythme, pendant 10 minutes, le but serait de refaire ce parcours et de compléter votre course en moins de 20 minutes (le negative split). C’est la base du dosage d’intensité : maintenir un rythme efficace.

Bien que cette stratégie soit vague et extrêmement imprécise, il y a plus d’éléments de contrôle que ce que vous pensez. En fonction de votre rythme d’entraînement, vous pouvez évaluer l’intensité avec laquelle vous travaillez. Vous pourrez alors décider d’accélérer le rythme ou, au contraire, de le freiner en fonction de votre état et du volume d’effort restant à fournir. Bien entendu, vous pourrez toujours alterner entre les niveaux d’intensité selon les conditions dans lesquelles vous vous trouvez (temps alloué, volume de travail, degré de maîtrise du mouvement à faire, etc.).

Alors, la prochaine fois que vous attaquerez une séance d’entraînement, en particulier les plus longues, tentez l’aventure qui consiste à commencer « très lentement » et observez la réaction de votre corps. Vous saurez ce qu’il faut, et ne faut pas, faire à l’avenir.

Bonne chance !

Source : TheBoxMag.com