Les avantages d’un régime flexible

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Par Dan Rogerson

Dans l’environnement CrossFit où l’intensité et la fréquence de l’exercice sont si importantes, une bonne alimentation peut faire ou défaire un athlète. Les gens découvrent lentement une meilleure définition de la santé et de l’alimentation. D’ailleurs, l’opinion publique sur la tendance des modes de consommation et des méthodes alternatives de régime reflète ces changements.

Un bon exemple de ce développement est la définition donnée à l’alimentation appropriée au CrossFit:

« Mangez de la viande et des légumes, des noix et des graines, des fruits, de la fécule mais pas de sucre. Maintenez vos apports à des niveaux adaptés à l’exercice que vous effectuez, mais pas pour former de la graisse. » Greg Glassman

Tout débutant en CrossFit donnera probablement cette recommandation, mais plus du point de vue de la santé que de la nécessité de booster la performance, la force et l’athlétisme. J’ai essayé de suivre ce conseil, mais la nature restrictive de cette méthode alimentaire s’est révélée trop difficile pour moi et, après deux mois, j’ai cessé de m’en préoccuper.

Puisque les céréales, les produits laitiers et presque tous les amidons sont interdits par le dogme alimentaire du CrossFit, nous sommes obligés de consommer des hydrates de carbone via un « petit amidon » et des légumes. Je ne sais pas trop combien d’entre vous ont examiné la teneur en glucides du brocoli ou des asperges, mais pour 100 g de chaque, vous consommerez 7 g et 4 g de glucides, respectivement. Je vous encourage à mesurer les apports contenus dans 100 g de chaque légume et évaluer par vous-même comment ces 7 g et 4 g dérisoires peuvent correspondre à vos besoins quotidiens en glucides. Plus explicitement, vous devriez manger 500 g de brocoli pour 35 g de glucides seuls, et 1 kg d’asperges pour obtenir 40 g de glucides. C’est loin d’être un régime amusant pour gagner en force et optimiser vos performances.

Inflexibilité du régime Paléo en CrossFit

L’un des principaux chercheurs sur le régime paléo, Rob Wolf, a d’abord participé aux expériences nutritionnelles organisées par CrossFit. Ses recherches correspondent aux idées de Greg Glassman en matière d’alimentation et sont rapidement devenues un régime de référence pour tous ceux qui cherchent à accélérer leurs performances dans le CrossFit. Tous deux croyaient que les aliments transformés n’avaient pas leur place dans la société et incitaient les athlètes à adopter une approche fondée sur les aliments bruts et complets afin de réduire le risque d’attraper des maladies, des inflammations et autres effets négatifs de l’alimentation et de l’agriculture modernes.

Ils ont relativement raison. Le diabète, l’hyperglycémie, l’hypertension et d’autres maladies sont souvent le résultat d’un surplus de malbouffe. Cependant, lorsqu’une performance et une force optimales sont nécessaires, un régime tel que le paléo devient beaucoup moins pertinent et d’autres façons de s’alimenter doivent être explorées.

Je ne rejette pas vraiment le paléo. Je suis tout à fait en mesure d’admettre les avantages de ce régime, et je ne suis pas ici pour démystifier quoi que ce soit. Je crois que ce type de régime va de pair avec des points de vue éthiques différents, tels que le végétarisme et le véganisme, par exemple. Je suis entièrement d’accord avec l’affirmation de Wolf selon laquelle les régimes paléo et végétaliens sont vraiment ancrés dans les mêmes points de vue, pourtant, il ne s’agit que d’une position oppositionnelle sur la nutrition et ni l’un ni l’autre de ces régimes ne devrait être considéré comme l’«alpha et l’oméga» des options qui s’offrent à nous.

Les avantages de la flexibilité

En raison de leur désir d’obtenir une performance optimale, de nombreux athlètes sont passés rapidement du régime paléo à une approche plus souple. D’ailleurs, je prescris ce type de régime sous la forme d’un programme flexible. Nous établissons des quantités de glucides, de protéines et de lipides quotidiens. De plus en plus de gens prennent conscience de l’inefficacité des régimes à faible teneur en glucides, et il est de plus en plus accepté (et prouvé) que les glucides sont effectivement nécessaires à la croissance, au rétablissement et à la performance d’un CrossFitter.

De toute évidence, tout le monde est différent, et nous avons tous développé nos propres tolérances à différents aliments et différents régimes. Alors, pourquoi accepter aveuglément un régime à la mode et dire qu’il est nécessairement la meilleure méthode ? Je ne fais pas la promotion des régimes flexibles, mais je tiens à souligner le fait qu’il existe plus d’un régime alimentaire pour atteindre vos objectifs. Cela dépend donc de vos objectifs et des habitudes alimentaires que vous aimeriez avoir. Eh oui, c’est aussi une question de volonté.

Adaptez vos apports en glucides

Nos corps sont un produit de la science, et je suis un scientifique de formation, de profession et d’intérêt personnel. Dans certains de mes articles, j’ai déjà analysé les systèmes énergétiques du corps humain. Il a été prouvé que le corps réagit et utilise des glucides, des graisses et des protéines pour alimenter chaque processus qu’il exécute.

Si vous êtes intéressé par l’optimisation de votre potentiel sportif ou votre capacité à générer de l’énergie et progresser dans votre discipline, une alimentation adéquate est d’une nécessité absolue. Je vous mets au défi de consommer 1 kg d’asperges tout en gardant le sourire. Concernant la force et la performance physique, il existe une multitude de sources de glucides que vous pouvez introduire dans votre alimentation sans avoir recours à des options de facilité comme l’avoine, les céréales, les amidons et les produits laitiers.

Il existe de nombreuses façons de vivre sa vie avec une alimentation saine, mais vous devez décider ce que vous voulez obtenir de votre alimentation. Gardez à l’esprit que les glucides sont toujours nécessaires pour le progrès dans le CrossFit et que manger toutes les asperges que pourrez avoir n’y changera rien.

Source : BreakingMuscle.com